L’évocation

L’évocation de vie du défunt est, en principe, rédigée par la famille. L’équipe paroissiale d’accompagnement est au service des familles pour les aider voire les suppléer dans cette tâche.
Le mot d’évocation est un texte court de 500 à 1 000 signes, espaces compris (c.f. statistiques d’un logiciel de traitement de texte).
L’objectif de ce texte est de retracer le parcours de vie du défunt : lieu de naissance, environnement familial, études, mariage, profession, … .
C’est, d’abord, un texte factuel qui peut cependant être empreint du témoignage personnel et affectif de la famille ou se compléter d’un texte testimonial spécifique d’un membre de la famille.


Exemples de textes d’évocation

Exemple 1
Renée avait 86 ans, femme discrète elle ne souhaitait pas une évocation ostentatoire de sa vie.
C’est cependant au travers de cette humilité que l’on pourra mesurer toute la richesse de cette belle personne.
Née à Herbignac, elle bâtira sa vie entre le dur labeur de maraîchère et celle de mère de famille, elle élèvera six enfants.
Une grande famille qui s’est  bien agrandie aujourd’hui avec 17 petits-enfants et 12 et, bientôt 14 arrières petits-enfants.
Pourtant affligée par la disparition prématurée de son mari et par les souffrances d’une maladie handicapante.
Renée s’épanouira au milieu de sa famille, vivant avec joie le bonheur simple de ses rencontres.
Très présente pour son entourage, tous s’entendent à la qualifier de « psychologue de la famille » tant elle faisait preuve d’une écoute attentive et aimante.
Offerte aux autres, sans le faire savoir, dans la discrétion et l’humilité, voilà sans doute l’ultime cadeau, l’ultime don, que Renée nous laisse et nous lègue aujourd’hui.


Exemple 2
Joseph avait 75 ans. Il était originaire de Paris, ville dans laquelle il exerça sa vie professionnelle à la direction des grands comptes entreprises du Crédit Agricole. Reconnu par ses pairs dans l’exercice de sa profession il reçu, à ce titre, la médaille du Mérite-agricole.
La vie qu’il partagera avec Martine, durant leurs années parisiennes et plus tard celles plus oisives de la côte d’Amour sera une vie marquée par le signe de l’amour avec un grand A.
Amour du couple empreint d’attention et d’une générosité constante et sans faille, il sera l’époux attentionné auprès de sa femme notamment lors de ses hospitalisations nombreuses n’hésitant pas malgré son travail et l’éloignement de l’hôpital à visiter et à assister Martine chaque jour.
Joseph était un homme aimé et aimant, attentif aux autres jusqu’à anticiper leurs désirs afin de les rendre heureux.
Personnalité attachante par sa convivialité, sa consensualité et son humour, ses amis diront de lui « On ne peut pas se fâcher avec Joseph, c’est impossible ! ».
Ancien joueur de rugby, il jouait en première ligne, il en avait conservé l’esprit fusionnel propre à ce sport, cette solidarité unique qui permet au groupe d’avancer ensemble parce qu’on est lié dans un même effort, un même destin.
Combatif et résistant, il acceptera la maladie qui pourtant l’affaiblira dans sa cognition et le diminuera en l’atteignant jusque dans sa mobilité.
Joseph aimait la vie et tout ce qu’il pouvait en goûter.
Habitant du bord de mer il appréciera les vastes horizons et l’évasion que lui offrait l’océan en pratiquant la voile.
Bon vivant, épicurien, il aimait fumer de bons cigares de la Havane peut-être parce que comme le fredonne le chanteur : « Dieu est un fumeur de havanes, c’est lui-même qui m’a dit que la fumée envoie au paradis, je le sais ma chérie ! ».